Le marché des bureaux se contracte. Avec la crise du coronavirus, un modèle économique qui stagnait depuis des années a évolué vers une croissance carrément négative. C’est dans les villes telles qu’Anvers, Namur, Gand, Liège et particulièrement Bruxelles, où le secteur tertiaire est très développé, que l’impact est le plus perceptible. Alors que les anciens immeubles de bureau ne se louent plus on voit encore, malgré une demande en chute libre, fleurir de nouveaux projets sur le marché, ce qui ne fait qu’intensifier le taux d’inoccupation et la dégradation urbaine.

« À Bruxelles, avant la crise corona, il y avait déjà 1 million de mètres carrés de bureaux inoccupés, déclarait en février Isabelle Pauthier, ex-directrice de l’ARAU, au journal bruxellois Bruzz. À cela s’ajoutent également 500.000 m² de bâtiments devenus obsolètes. Mais, par ailleurs, des permis ont été délivrés pour la construction de 417.000 m² de nouveaux bâtiments. » La Commission européenne, qui est un excellent baromètre en matière d’occupation de bureaux, veut diminuer de 25 % le nombre de ses bâtiments et prévoit l’année prochaine de réduire de 200.000 m² sa surface de bureaux.