Nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle : un avenir post-fossile, où nous ne dépendrons plus du pétrole, du gaz naturel, du charbon et du lignite. C’est toute la société qui doit devenir circulaire et neutre d’un point de vue climatique. L’industrie et la marine peuvent être des catalyseurs dans cette grande révolution. À quoi pourrait ressembler le port d’Anvers, nœud mondial de flux de marchandises et d’énergie, second port d’Europe en importance, s’il devait fonctionner sans recours aux énergies fossiles et en étant neutre en CO2 ? C’est la question sur laquelle se sont penchés neuf étudiants de la Rotterdamse Academie van Bouwkunst au cours de l’année académique écoulée, à l’occasion d’un studio semestriel consacré à l’urbanisme.
Les étudiants ont commencé par définir ce que pourrait être un port post-fossile, basé sur les énergies renouvelables et les matières premières circulaires. Au-delà d’imaginer des scénarios visant à laisser se tarir les flux de marchandises dans lesquels les matières premières fossiles jouent aujourd’hui encore un rôle important, ils ont surtout étudié une série de clusters de connaissances et d’entreprises innovantes qui existent déjà, dans le but de laisser se développer des initiatives circulaires, des projets pluralistes et des structures écologiques à efficacité économico-spatiale élevée.