Publié le 26.03.2024 | Texte: Amélie Poirel | Photos: Dierendonckblancke

Le Stedelijk Lyceum Expo occupe une place stratégique à Anvers, à la jonction de différents quartiers, il demeure cependant une enclave à sa vivacité. Un appel d’offre est lancé afin d’ajouter de nouvelles fonctions au bâtiment existant. Il devient l’opportunité de faire vivre ce quartier, pour que l’école devienne un lieu où les étudiants et professeurs puissent s’identifier avec un sentiment d’urbanité à la manière d’un campus. Le concours est remporté par Dierendonckblancke et devance les propositions d’AgwA et TV Bart Dehaene – Lambrechts Muller Vanderschans.

Le site se trouve à la charnière entre trois atmosphères urbaines distinctes : un quartier contigu de bâtiments bas et allongés, les barres de logements modernistes réalisées par Jos Smolderen et les imposantes tours de Kiel. Au nord, le Kielpark contraste fortement avec l’environnement proche et son plan de rues génériques.

La nouvelle école cherche à entamer un dialogue approprié avec ce contexte. La structure existante, à l’épaisseur notoire, est conservée et occupe une position déterminante dans l’imbrication des trois nouveaux volumes. Le jeu sur la proximité entre les bâtiments génère une tension urbaine. Une tête de bâtiment s’élève au nord du site et entre en relation avec les barres modernistes qui lui font face. Au sud, de nouveaux ateliers, d’une hauteur moindre, créent une transition plus douce avec le quartier résidentiel qui les jouxte. Un forum public, plus allongé, se positionne en réponse à la verticalité des tours de Kiel. Ce dernier élément, abritant les fonctions publiques, est en relation directe avec la rue et favorise ainsi l’impulsion d’un dynamisme pour les habitants du quartier.

La structure existante est poreuse et traversable au niveau du sol. Chaque série d’espace extérieur répond à son environnement proche et revendique son propre caractère. Il émerge ainsi un champ ouvert qui encourage les relations croisées entre ses usagers. Les nouveaux volumes placés aux extrémités du site sont positionnés de manière à contenir cet espace public. Tandis que de légers retraits par rapport au bâtiment existant perturbe l’alignement urbain régulier.

Il en résulte un nouvel ensemble composé de quatre volumes imbriqués qui fonctionnent les uns avec les autres, telle une « constellation » ouverte. La structure existante en béton, qui aurait pu être perçue comme un obstacle, devient la colonne vertébrale du projet. Les trois volumes ajoutés sont les médiateurs qui permettent à cette grande « poutre » de mieux interagir avec son environnement proche.

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