lava architecten

publié le 15.12.2012 | texte Thomas Martin http://www.lav-a.eu/
© lava architecten

Depuis un an, lava occupe toute l’aile arrière de ce qui devait être un couvent, alors qu’en 2008, le bureau n’en louait qu’un petite partie. Le noyau de base de quatre associés et de deux collaborateurs s’est entre-temps agrandi et comporte à présent « de sept à huit architectes concepteurs et de cinq à six collaborateurs », répartis dans des bureaux sobrement meublés, où l’on change fréquemment de place. Du blanc, de hautes baies vitrées, une cage d’escalier et une salle de réunion, toutes deux monumentales, en rez-de-chaussée. Quel lien peut-il bien y avoir avec la lave brûlante qui dévale les montagnes? Pas grandchose, comme le reconnaissent eux-mêmes Tomas Liekens et Wim Goossens. Cela n’a rien avoir avec le terme et le texte explicitant la vision de lava le confirme. Le bureau aurait pu se nommer ‘raum’, ‘tarmac’ ou ‘cube’. Il est en fait question d’une recherche de spatialité et d’une poignée d’autres choses: « Cette liste n’est pas limitative, elle n’est – volontairement – pas dépourvue de contradictions et sujette à des adjonctions et corrections permanentes. » Une même perception de diversité se dégage du mode de fonctionnement de cette association coopérative. Chaque projet est aux mains de un à  trois collaborateurs et d’un associé – le mentor qui tient les choses à l’œil et intervient dans les situations délicates. Plus le délai se rétrécit, plus l’équipe s’agrandit. Dans cette structure horizontale, chaque profil individuel participe à la détermination du parcours. Lava participe généralement à  huit concours par an, tout en posant sa candidature à  des Open Oproep et autres adjudications publiques. Si l’expansion est souhaitée, selon Wim Goossens, elle a aussi ses limites: à plus de vingt architectes, cette forme de collaboration serait intenable. Selon Tomas Liekens, l’aléatoire n’est qu’apparence: en ne poursuivant pas l’élaboration d’un style propre défini, on aboutit automatiquement à une unité dans l’attitude créatrice. En témoigne le portfolio consistant de ce jeune bureau. Si les formes cubiques et organigrammiques semblent encore y dominer, c’est la conséquence d’une logique de construction économique dominante: les formes simples sont plus immédiatement convaincantes. L’objectif n’est pas de se figer mais de continuer à  ‘teaser’ via le curieux tableau du site web, ou par ‘l’inspirateur’, une journée thématique trimestrielle axée sur les échanges.

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