Atelier d'architecture a i u d

publié le 17.09.2012 | texte Géraldine Michat http://www.aiud.be/
© Atelier d'architecture a i u d

Cinq étages reliés par un étroit escalier en colimaçon, une seule pièce par niveau. L’atelier d’architecture aiud se niche véritablement dans une tour: une fine maison d’Outremeuse serrée au café Randaxhe. Le bistrot peut d’ailleurs servir d’espace de travail. Seul associé du bureau, Gil Honoré s’est implanté à Liège il y a près de vingt ans. Il sera le premier stagiaire de Pierre Hebbelinck en 1994, avant de se lancer seul quelques années plus tard. Ayant peu de projets d’architecture à ses débuts, l’ingénieur architecte effectue quelques études de stabilité. Cette visée multidisciplinaire sera d’ailleurs à l’origine du nom de l’atelier: aiud, pour architecte, ingénieur, urbaniste, designer. Si le bureau s’est depuis recentré sur l’architecture, il garde toutefois un grand intérêt pour les disciplines connexes et privilégie le travail pluridisciplinaire au travers d’associations momentanées. Entre autres, les aspects scénographiques et muséographiques tiennent une place importante pour Gil Honoré. L’art contemporain, également, touche les projets d’aiud, d’ateliers pour artistes dans le quartier nord de Liège à un concours pour le pignon de la tour administrative de la Ville. « Nous avions remporté ce concours en proposant une gravure monumentale en aluminium qui soit un rappel sur le fond et la forme du savoir faire en génie mécanique du bassin liégeois. Un travail de plasticien que l’on aborde dès que l’occasion se présente. » Un choix représentatif de l’approche contextuelle chère à l’architecte : « Il ne s’agit pas de simplement ‘être contextuel’ dans le bâti physique. Il s’agit aussi du contexte culturel et historique, de comprendre ce qui s’y passe culturellement. » L’autre axe de travail adopté par Gil Honoré, dans sa pratique et dans l’atelier qu’il dirige à la faculté La Cambre/Horta de l’ULB, repose sur la matérialité des projets. « Au-delà  de l’élaboration de l’avant-projet, on réalise un réel travail sur la matérialité, avec des allers-retours entre la matérialité et le projet lui-même. A l’université, on peut particulièrement expérimenter les aspects tectoniques. C’est un peu mon laboratoire. »

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