On entend souvent dire que seul l’argent intéresse les promoteurs et que la qualité – quoi que signifie ce mot – ne serait qu’accessoire. Effectivement, ils doivent faire attention à leurs investissements étant donné qu’ils courent parfois des risques énormes et que les bailleurs de fonds – généralement les banques – ne mordent à l’hameçon que lorsqu’un « retour sur investissement » (très) élevé est garanti. C’est pourquoi les promoteurs ne jurent que par l’adage selon lequel trois choses comptent : l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement. De fait, lorsqu’un quartier est attrayant, les prix grimpent, et inversement. C’est précisément sur ce point que leurs intérêts rejoignent ceux des villes qui ont une vision forte du développement urbain, qui conduit souvent à ce que des sites sur lesquels personne ne misait deviennent des lieux convoités (et dès lors rentables). Mais tout a un prix : les villes peuvent imposer aux permis de construire des critères élevés en matière de qualité ou d’accessibilité financière en échange de leur travail préparatoire et de leurs investissements. C’est ce qu’on constate dans le projet Oude Dokken à Gand et celui de la Ville basse à Charleroi. Pourtant, beaucoup d’eau coule parfois sous les ponts avant que cela ne se révèle.

Partons en promenade urbaine avec deux bouwmeesters.