A+ a lancé un appel aux chercheurs, écrivains, critiques, concepteurs et planificateurs pour contribuer à la section d’opinion de la revue. Inigo Custers, affiliée à l’Université de Gand, a répondu à la question suivante : l’architecture est-elle un outil de marketing urbain ?
1992, l’exposition universelle qui se déroule à Séville est la première en Europe depuis l’Expo 58. Les architectes du pavillon belge – Driessen, Meersman et Thomaes – ont été sélectionnés par concours, un phénomène encore rare dans la Belgique de l’époque. Le pavillon doté d’une façade en stores blancs a été salué dans le monde entier. Ce triomphe avait cependant été précédé de nombreuses frictions. Par une critiquable habitude de prise de décision arbitraire, la Régie des bâtiments avait initialement confié la conception du projet au tandem d’architectes Wybauw et Van Halteren, qui avait imaginé un bâtiment vitré en forme de diamant, en référence évidente au secteur diamantaire belge (anversois). La critique ne tarda pas à se déchaîner dans le monde de l’architecture face au ridicule de ce projet et aux modalités d’attribution de la mission. Résultat : le projet en forme de diamant finit par atterrir définitivement dans les archives, et le concours fut lancé. Dans la revue S/AM, Marc Dubois écrivait à l’époque :