Dans une société où tout s’accélère, la capacité d’adaptation est devenue l’une des principales stratégies de survie. La durabilité se perçoit dans des approches qui tournent autour de la flexibilité et tiennent compte des incertitudes de l’avenir.

Bien que l’architecture soit une discipline lente et peu flexible – en raison de son coût, de sa lourdeur, de son ampleur et des heures de travail qu’elle requiert –, elle fait partie de notre environnement quotidien, où cette capacité d’adaptation est particulièrement précieuse. Nécessitant des investissements considérables en argent, temps et matériel, les bâtiments sont donc (espérons-le !) destinés à durer un certain temps et à résister à certains changements. En outre, rénover un bâtiment existant et l’adapter aux nouveaux besoins et aux normes actuelles coûte souvent (financièrement) plus cher qu’une construction neuve. Pour être quelque peu durable, l’architecture a donc tout intérêt à apporter une réponse à ces sujets et intégrer la capacité d’adaptation dans la conception des projets. La « conception flexible » est donc devenue un concept à la mode qui figure – sans qu’il soit clairement défini – dans des candidatures à des concours, des propositions de projets, les publicités des promoteurs immobiliers ou les éloges de certains bâtiments.