Mai 2009, chemin de Chaussée-Notre-Dame-Louvignies. Les caméras fixées sur le toit d’une voiture Google Street View captent un âne entre quelques arbres à côté d’une grange, des individus à bord d’une Peugeot noire – à moitié garée dans l’herbe, plaque d’immatriculation floutée – et une succession de virages doux sur l’étroite route en béton flanquée d’un côté de champs et de l’autre, d’un talus étiré, constellé de grands blocs de pierre.

La demande en pierre bleue et granulats est importante, la veine n’est pas encore tarie. Neuf ans plus tard, le talus a reculé et borde désormais la carrière de pierre cent mètres plus au nord. Le petit tronçon de route a disparu et a été détourné