lauréat architecture logement collectif Drukkerij

Collectief Noord
publié le 10.12.2013 | texte Pieter T'Jonck logement collectif
© Filip Dujardin
© Filip Dujardin
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Stuivenberg est l’un des quartiers les plus peuplés d’Anvers. Situé juste à l’extérieur du boulevard et à deux pas de la Gare centrale, il se caractérise par les nombreuses cultures qui s’y côtoient. Il y règne l’essence même de l’‘effervescence urbaine’. C’est dans ce quartier que Collectief Noord a trouvé un endroit pour établir ses bureaux et trois habitations, sur le terrain d’une ancienne imprimerie.

Il s’agit d’une zone intérieure aux contours très irréguliers, avec des accès tant du côté nord, le long de la Lange Beeldekensstraat, que du côté sud, via l’Offerandestraat. Seul l’accès via la Lange Beeldekensstraat est toutefois suffisamment large – environ 5,5 mètres – pour permettre le passage des voitures avec, à l’étage, une habitation.
En tout état de cause, le terrain est petit: 900 m­2, c’est peu pour un programme de cette ampleur, surtout lorsqu’en tant que créateur, on se fixe explicitement pour objectif de ‘dénucléer’ le terrain intérieur. C’est-à-dire créer un espace ouvert. C’est pourtant ce que Collectief Noord (> A+237) a réussi, qui plus est avec brio. Dans l’espace intérieur, contre le mur nord, trois volumes de deux étages, larges et relativement peu profonds, ont été aménagés, surmontés d’un penthouse avec toiture en pente et terrasse. Dans l’esprit des pavillons de jardin. Tous sont orientés au nord, vers la zone intérieure.
L’habitation la moins profonde, située à gauche, est isolée et ne sert qu’à l’habitat. Les chambres se trouvent au rez-de-chaussée. A l’étage, via le penthouse, l’espace de vie est inondé d’une lumière d’est et d’ouest. Les deux pavillons de droite forment quant à eux une entité séparée. Entre eux, un escalier extérieur mène au premier étage, par lequel on accède à une autre habitation. Ici aussi, les étages sont baignés de la lumière provenant des penthouses. Au rez-de-chaussée se trouvent, à gauche, le bureau d’architectes et à droite, un garage pour quatre voitures ainsi qu’un local d’archives.
Une autre habitation se trouve également dans l’étroit boyau reliant le terrain et la Lange Beeldekensstraat. Elle est accessible via deux escaliers: l’un directement après la porte de rue, et l’autre via le passage menant au terrain intérieur. Ce second escalier donne accès à la terrasse sud du premier étage de l’habitation. Cette disposition permet à toutes les habitations d’être en relation avec la zone intérieure, tout en permettant aux résidents de se retirer dans l’intimité de leur propre terrain – le toit. Ici, l’espace est véritablement exploité.
Le jury a été sensible à la densité et la mixité du programme. Mais ce projet va encore plus loin. Sa forme est rigoureuse et répétitive. Les façades en simple brique rouge usinée sont rythmées par des éléments de maçonnerie invariablement identiques et bien marqués. Les surfaces qui les séparent sont en grande partie comblées de claustras en béton blanc reposant sur d’imposants linteaux réalisés dans le même matériau. Les grandes surfaces de claustras confèrent une grande homogénéité à l’espace intérieur, où règne une atmosphère quasi orientale. Par ailleurs, ces claustras – si dédaignés par l’‘architecture de qualité’ – protègent très efficacement l’intimité des terrasses en toiture.
Côté rue, pas de claustras, mais une façade jouant à nouveau avec les imposants linteaux et la pierre rouge vif, qui s’organisent dans un rythme expressif. La façade pourrait presque passer inaperçue: elle ne se distingue qu’à peine du cortège chamarré des vieilles maisons du quartier, rénovées à l’aide de matériaux en tous genres. Mais elle n’en est pas moins présente, avec l’articulation pure de son édification, et avec des gestes sûrs et précis où rien n’est superflu. C’est ce que le jury qualifie de “sensitivity for the context and the local community”. Ce projet, qui ne laisse pas indifférent, est une incontestable expérience de densification et de mimétisme architectural.

 

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Collectief Noord
Anvers | 2013
A+245
pages 40-42

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© Filip Dujardin
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