crèche Etoile du Nord

MDW architecture
publié le 18.02.2013 | texte Cécile Vandernoot non résidentiel
© Filip Dujardin
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Située à Schaerbeek, la crèche Etoile du Nord réalisée par MDW Architecture répond à  la nécessité de développer de nouvelles infrastructures publiques face à  la demande actuelle. Elément compact dans le tissu urbain, elle atteint les normes passives: une première alors dans la commune.

Durant ces dernières décennies, les remaniements urbains du quartier Nord ont été nombreux. Situé juste à  l’arrière de la gare de Bruxelles Nord, à l’articulation entre le quartier d’affaires et une structure urbaine du XIXe siècle composée de maisons aujourd’hui subdivisées, le quartier Gaucheret n’a pas été épargné. Entre ces urbanismes antinomiques et un environnement densément bâti, un espace – le parc Gaucheret – tend à créer une poche végétale, un lieu de rencontre récréatif. Sur un terrain qui le borde, un concours restreint pour la construction d’une crèche rue Rogier est lancé en 2006, simultanément à l’introduction d’un permis d’un ensemble mixte de bureaux et de logements.
Résultant d’une charge d’urbanisme, la crèche subit un plan masse ne lui laissant que très peu de marge. Un retrait par rapport à la rue et une implantation inscrite dans un rectangle au centre d’un ‘U’ formé par les bâtiments à venir lui sont imposés. MDW décide dès lors de développer une stratégie de composition – formelle et fonctionnelle – à partir de cette double contrainte. La compacité maximale de l’édifice en devient la conséquence et le concept. Une posture qui a facilité le travail des architectes quand la commune a émis le souhait, en cours d’avant-projet, de réaliser une crèche passive. Sélectionnée en 2007 lors du premier appel à projets ‘Bâtiments exemplaires’ de l’IBGE, elle a bénéficié de subsides, alors équivalents à environ 5% de la somme totale des travaux.
La disposition des fonctions découle également de cette implantation figée sur la parcelle. Les plus sécurisées forment une zone tampon en relation avec la rue. Inversement, celles qui nécessitent des ouvertures et une certaine intimité se tournent vers l’intérieur de l’îlot. L’ONE recommande un fonctionnement de plain-pied et malgré l’emprise au sol réduite, les architectes arrivent à placer les fonctions d’accueil et les trois sections des enfants sur un seul niveau, au rez, leur offrant ainsi le loisir de sortir sur des terrasses aménagées, protégées par l’intervention paysagère.
A l’étage se trouvent les cuisines, les locaux de services destinés aux adultes ainsi qu’une halte-accueil. Un programme nécessitant une surface d’exploitation moins importante. Le volume est donc découpé: certaines zones sont verdurisées, d’autres aménagées en terrasses. Ces redans génèrent des vues indirectes et minimisent la confrontation avec les voisins immédiats et les immeubles plus élevés alentours. L’entièreté de la construction – la cinquième façade y compris – est traitée pour s’intégrer dans son contexte en ayant conscience de ce qu’elle induit visuellement. L’usage de briques noires contraste avec des tôles blanches en aluminium thermolaqué et dès qu’une découpe est opérée, c’est ce matériau plus léger qui est utilisé. Bien que conçue à l’origine pour une conciergerie, la partie formalisée en bois est finalement devenue la halte-accueil, sorte de garde occasionnelle.
Disposant de 48 lits répartis en trois sections et de huit lits supplémentaires pour la halte-accueil, la crèche et son organisation interne a été pensée avant tout en termes de flux. Jusqu’où permet-on aux parents de rentrer dans les espaces du milieu d’accueil? C’est cette question qui régit les circulations et l’agencement d’un circuit dit ‘propre’ au sein du bâtiment. Au rez-de-chaussée, des zones séquencent l’approche en assurant une protection et une transition douce entre la maison, l’environnement extérieur et la crèche, mais aussi entre la famille et les puéricultrices. Les accès aux lieux sont canalisés et ces filtres se diluent progressivement. L’entrée au bâtiment dans un renfoncement de la façade mène au sas d’accueil en face du bureau de la direction, puis au couloir qui distribue de manière rayonnante chacune des sections et leur vestiaire, pour accéder finalement au lieu d’activité.
Le travail rigoureux de séquences et de dimensionnement révèle les capacités de l’enfant et satisfait ses besoins d’exploration, de socialisation et d’intimité. Dans ce projet où l’accent a été mis sur l’agencement interne, la fonctionnalité a pris une place majeure dans la construction des intentions conceptuelles de MDW.

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MDW architecture
Schaerbeek | 2013
A+240
pages 42-45

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