8 logements sociaux

Urban Platform
publié le 17.09.2012 | texte Maurizio Cohen logement collectif
© Tim Van de Velde
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A Molenbeek-Saint-Jean, Urban Platform a construit un ensemble de logements sociaux qui participe à la création d’un esprit collectif. Destinés à  des familles nombreuses, les appartements de 3 à 5 chambres ont dû être composés avec l’ombre d’un grand immeuble portant sur le site.

Les projets de logement social des Contrats de quartier bruxellois ont l’avantage de ne pas répondre aux exigences de la rentabilité mais plutôt à des questions d’adéquation de la densification d’un quartier et d’un îlot. Ils héritent souvent de situations difficiles à appréhender, qui deviennent un déclencheur créatif pour apporter des solutions typologiques pertinentes. Ces contraintes obligent à travailler davantage sur une équation équilibrée entre économie de moyens, contraintes et programme. Cela ne doit pas se traduire dans une écriture architecturale voyante, mais plutôt rationnelle et identifiable.
Les logements de l’avenue Dubrucq sont construits sur un terrain triangulaire qui traverse l’ensemble de l’îlot et qui se termine sur une petite voirie jouxtant le chemin de fer. La pointe du terrain à cet endroit ne fait que 1,5 mètre de largeur. Sur l’avenue, face à la parcelle, un grand immeuble de logements sociaux projette son ombre sur le terrain, paramètre qui va orienter les choix d’implantation. Le programme demandait de créer des appartements ayant entre trois et cinq chambres pour des familles nombreuses. Leur taille a facilité une disposition permettant qu’ils soient tous traversants, ayant des grands séjours et offrant à chaque unité une terrasse d’au moins 8 m² bien orientée.
L’effort principal de ce projet est la recherche d’une volumétrie qui apporte la réponse contextuelle la plus adéquate face aux problèmes d’ensoleillement et d’orientation des appartements. Deux volumes font face à l’avenue Dubrucq: l’un de quatre niveaux, marqué par des grandes baies en bandeau horizontales et l’autre, plus haut d’un étage, distancié du premier par l’espace de l’escalier, avec des baies centrées qui accentuent sa verticalité. Le décalage entre les paliers des deux corps bâtis enrichit la composition. L’espace entre ces deux volumes est occupé par les grands porte-à-faux des terrasses marquées par des panneaux de verres colorés. A l’arrière de la construction plus haute, le projet se déploie le long du mitoyen, en profitant du profil voisin, pour accueillir deux autres unités d’habitation et leurs terrasses. Au bout du terrain au niveau du rez-de-chaussée, malgré la faible largeur, une petite maison est accessible par la ruelle arrière. Elle complète la composition et se relie à l’ensemble jouxtant les locaux communs et les caves situés au niveau du jardin, habillés d’un bardage en bois, en partageant la terrasse de l’étage avec l’appartement à l’arrière du corps principal.
L’un des objectifs du projet était de créer des conditions adéquates pour que l’ensemble fonctionne dans un esprit communautaire, avec des articulations permettant les contacts, les liens, mais aussi le contrôle social. Dans ce but, l’ensemble des circulations verticales et les accès aux appartements se font autour d’une seule cage d’escalier ouverte et assez généreuse en contact avec les terrasses des appartements. Des écrans réalisés avec des panneaux percés en garantissent une privatisation tout en laissant passer la lumière.
Pour limiter les coûts de construction, le bâtiment n’a pas de sous-sol mais il a été prévu une cave pour chaque appartement au niveau du jardin communautaire, ce qui renforce le statut collectif de cet espace.
Au rez-de-chaussée, sur la façade principale, une grande paroi en verre coloré protège l’espace pour les vélos et les poussettes. Un incitant à utiliser des moyens de mobilité doux et à ne pas se cacher derrière des murs.

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Urban Platform
Molenbeek-Saint-Jean | 2012
A+237
pages 54-56

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