20 logements sociaux et aménagements urbanistiques

Architectenbureau Dirk Coopman
publié le 17.09.2012 | texte Saouli Quddus logement collectif
© Tim Van de Velde
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© Architectenbureau Dirk Coopman

Dans un contexte urbanistique en évolution, une profonde remise en question s’est opérée ces dernières années pour redéfinir la conception des logements publics. Plus que des habitations à caractère social, ils sont de véritables laboratoires d’architecture. A Kruishoutem, l’architecte Dirk Coopman propose un parti pris orienté sur les espaces verts qualitatifs.

En 2004, à Kruishoutem, débute un projet de réhabilitation du quartier de Tjolleveld, dirigé par le bureau de l’architecte Dirk Coopman. Il consiste en l’implantation d’une nouvelle génération de logements sociaux, détachée des modèles classiques mal conçus et largement critiqués. Le site a été conceptualisé pour se greffer au réseau urbain existant, à l’intersection d’une maison de repos et d’un lotissement. Le point de départ du projet consiste en un ‘carré’ sur lequel viennent s’ancrer vingt unités d’habitation condensées en deux blocs, laissant ainsi de la place à des espaces verts privatifs et publics. Un groupement d’arbres préexistant a été conservé pour servir de ‘chambre urbaine’ à la composition architecturale. Il met en exergue la volonté de créer des zones résidentielles entourées d’une succession d’espaces publics qualitatifs. Aux deux blocs de logements vient s’ajouter une colline herbeuse qui s’oppose à la façade massive de la maison de repos qui lui fait face. Articulés autour des bâtiments, ces espaces libres apportent une valeur urbanistique au quartier et agencent les différents volumes de manière cohérente. Dirk Coopman le souligne: “En épargnant l’espace non bâti et en connectant de nouveaux espaces publics à ceux qui existent, le réseau s’en trouve renforcé qualitativement.”
Orientés d’ouest en est, les volumes d’habitation bénéficient de la lumière tout au long de la journée. Coté nord, la promenade mène à une grotte inhérente au site, qui s’inscrit comme une ‘anecdote locale’ du lieu. La composition architecturale joue ici sur les superpositions: la verrière, qui surplombe la grotte, fait le lien entre l’architecture et son environnement. Elle est prolongée par une rampe qui ouvre l’accès au premier étage des habitations, offrant ainsi une vue d’ensemble sur le paysage. La zone intermédiaire, agrémentée de jardins privatifs, est quant à elle orientée vers le sud. Une longue piste cyclable prolonge le site et le relie directement au centre urbain de Kruishoutem. L’accent a été porté sur les zones piétonnes qui contribuent à redessiner le tissu urbain. Pour Dirk Coopman, la création de cinq lieux publics au caractère très diversifié apporte une réelle plus-value à l’ensemble du projet.
La conception des unités d’habitation est elle aussi enrichie par une démarche novatrice. Il s’agit ici de s’affranchir des limites entre les différents espaces pour le moduler à sa guise. L’accent est mis sur l’interaction, amenant ainsi à une augmentation de l’espace et de son utilisation. Ainsi, chaque pièce est conçue comme une extension des fonctionnalités habituelles et peut s’agrandir en fonction des besoins du résident. Des cloisons modulables transforment l’intérieur et redéfinissent les frontières pour multiplier les scénarios d’utilisation de chaque zone. “L’avantage de l’affranchissement des limites de chaque zone est que la surface d’une pièce attenante offre plus d’espace à chaque fonctionnalité. Le gain réalisé en mètres carrés dans ce type d’habitation peut être consacré à un espace supplémentaire qui profitera au développement personnel du résident.”

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Architectenbureau Dirk Coopman
Kruishoutem | 2012
A+237
pages 36-38

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