No-nonsense, ou l’architecture de Johannes Norlander

publié le 26.02.2018 | texte Gitte Van den Bergh
Annex. School of Business and Law. Gothenburg. © Rasmus Norlander

Annex. School of Business and Law. Gothenburg. © Rasmus Norlander

Avec ses projets – simples par essence mais détaillés – Johannes Norlander rencontre un succès croissant dans son pays, la Suède. À l’heure actuelle, il réalise son premier projet à grande échelle à l’étranger, HÅVN, dans le cadre du développement urbain Nieuw Zuid à Anvers. Le 6 mars, nous accueillerons Johannes Norlander pour une conférence à BOZAR.

Fasciné par les objets et leur conception, Johannes Norlander réalise très jeune qu’il veut devenir architecte. Il passe quelques étés à la fabrique de Saxi, l’entreprise de son père qui produit des parois de séparation. « C’est probablement là qu’est né mon intérêt pour les aspects techniques et pratiques », dit Norlander. Ses modèles, il les trouve chez l’architecte suédois Johan Celsing, dans le brutalisme de Juliaan Lampens entre autres, et plus généralement dans des projets suisses et scandinaves. Ce qu’ils ont en commun, c’est un état d’esprit « no nonsense », une bonne maîtrise professionnelle et le fait de travailler avec ce qu’il y a sur place pour aboutir à un plan fonctionnel.

Immédiatement après ses études d’architecture et de graphisme, en 2004, Johannes Norlander démarre avec enthousiasme sa propre affaire. Les premières années sont consacrées principalement à des commandes de petite échelle, comme du mobilier et des intérieurs, qu’il réalise seul ou en collaboration, notamment avec Asplund et Hay. Dans ces projets à petite échelle, il se sent libre de créer et travaille surtout intuitivement. Chaque meuble, chaque objet recèle un sentiment, qui s’est formé à partir d’un souvenir qui, pour lui, représente l’essence de l’objet. Entretemps, son portfolio réunit un large éventail de projets. À plus grande échelle, il se voit obligé de travailler de manière moins formaliste : « D’une certaine façon, il est exact de dire que plus ça devient grand plus ça devient ennuyeux parce qu’il y a davantage d’aspects pratiques et de règles qui rentrent en jeu. »

Envie de lire la suite ? L’article sera disponible dans le guide du visiteur distribué lors de la conférence !

 

Conférence de Johannes Norlander

6 mars 2018, 20.00
Palais des Beaux-Arts – Salle M, Brussel
En Anglais
Ticket  €8|€5 (-26|60+)

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