L'édito d'A+242

publié le 05.08.2013 | texte Audrey Contesse

‘Het lelijkste land ter wereld’ de Renaat Braem (1968), ‘Het einde van de architectuur’ de Geert Bekaert (1967), la faillite de la revue d’architecture belge ‘Environnement’ (1971) sont quelques-uns des événements qui ont motivé une poignée de personnalités fédérées par Dan Craet à créer le Centre d’Information pour l’Architecture, l’Urba- nisme et le Design (CIAUD) et son organe de diffusion A+revue belge d’architecture en 1973. A+ a 40 ans et fête 40 ans d’architectures en Belgique.

Si l’on a pu passer du ‘Pays le plus laid du monde’ à celui dont l’architecture s’affiche régulièrement dans les articles, les numéros spéciaux et sur les couvertures des revues d’architecture internationales les plus renommées, c’est parce que ce contexte a pu être transformé.

Pour cela, elle a demandé aux rédacteurs en chef, chroniqueurs, éditorialistes ou auteurs récurrents qui ont fait son histoire de choisir le projet le plus marquant de ces quarante dernières années, ou celui qui a marqué chacune des quatre dernières décennies. Célébrer cette architecture c’est surtout comprendre puis saluer l’évolution de son contexte. Une évolution toujours en cours que A+ relaie et à laquelle elle sait prendre part. Des écritures analytiques, critiques, voire pamphlétaires reviennent sur 40 années de politiques architecturales, de prise en compte de l’aspect culturel de l’architecture, d’enseignement de l’architecture, de processus de marchés d’architecture et de critique architecturale. Des composantes qui conjuguées peuvent conjurer la dégradation des conditions de la profession (A+240, Crise dans l’architecture des temps de crise) pour faire émerger une architecture de qualité. Si l’on a pu passer du ‘Pays le plus laid du monde’ à celui dont l’architecture s’affiche régulièrement dans les articles, les numéros spéciaux et sur les couvertures des revues d’architecture internationales les plus renommées (2G, A10, A+U, Abitare, Bauwelt, Domus, etc.) c’est parce que ce contexte a pu être transformé. Par volonté. Qu’elle soit politique, culturelle ou individuelle. Plus d’un côté du pays que de l’autre cependant.
Espérons que ‘Bruxelles pas belle’ et ‘Poor Belgium’, articles parus ces dernières semaines dans respectivement Libération et The Wall Street Journal, ne se limiteront pas à agiter les personnalités politiques belges, mais les motiveront à porter cette évolution à l’ensemble de la Belgique: la presse architecturale spécialisée leur montre la voie.

 

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