HORST Arts & Music festival

publié le 08.10.2018 | texte Charlotte Gyselynck Evénement
© Jeroen Verrecht

Le chateau de Horst © Jeroen Verrecht

Du 7 au 9 septembre dernier, le HORST Arts & Music festival a soufflé sa cinquième et dernière bougie sur le site historique du château de Horst, à Holsbeek. Pour cette édition de clôture, le duo Gijs Van Vaerenbergh, commissaires de l’évènement, ont mis les bouchées doubles en proposant un programme architectural élaboré, à la croisée de multiples disciplines artistiques.

La Belgique voit défiler chaque été la fameuse saison des festivals. Dans cette agitation, les créateurs de HORST se sont posé la question « à quoi doit ressembler ce type d’évènement ? ». C’est au travers de cette interrogation qu’ils ont imaginé un concept qui amènerait l’art et l’architecture au cœur de l’expérience, cherchant ainsi à redéfinir l’espace scénique tel que nous le connaissons. Outre leur programmation musicale de haute qualité, ils font donc chaque année appel à une sélection d’architectes et artistes avec l’ambition d’explorer les potentialités que peut revêtir une scène.

Pour cette édition, les diverses interventions se sont déclinées sous le thème commun d’ ‘Archétypes’, choisi par les commissaires Pieterjan Gijs et Arnout Van Vaerenbergh en réponse au site du château de Horst chargé de références médiévales. Parmi les architectes conviés, on compte le célèbre atelier BOW WOW, basé à Tokyo, qui s’est chargé de dessiner la scène centrale, le « Lakeside Dancers Club ». Ce projet éphémère, un socle marqué par une structure de bois imposante, se déployait de manière à mettre en évidence le château et son plan d’eau tout en servant de support à une diversité d’appropriations par ses usagers.

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Le “Lakeside Dancers Club” de BOW WOW. © Maxim Verbueken

Une autre scénographie, ‘Wand’ signée par le collectif 019, réinterprétait le concept du mur, non plus comme une masse protectrice mais comme un élément essentiel serpentant à travers le festival pour en structurer les espaces. Référence formelle forte au monde médiéval, cette colonne vertébrale guidait le festivalier tout en accueillant différentes fonctions : tantôt espace scénique, tantôt réceptacle de services.

© Lisa Van  Eesbeeck

“Wand” le 019 © Lisa Van Eesbeeck

La dernière scène, œuvre du studio Collective Practice, jouait sur l’archétype de l’abri et son aspect fébrile en travaillant avec des matériaux textiles suspendus, offrant ainsi une scène couverte à l’atmosphère tamisée.

Au-delà des installations accueillant les performances musicales, le festival inaugurait une exposition de plusieurs semaines proposant au visiteur de découvrir des œuvres d’arts parsemées dans les abords boisés du château dont celles des architectes belges de vylder vinck tailleu ou encore des artistes Erki De Vries et Pieter Huybrechts.

Trois jours de musique, trois scènes, et un nombre important d’interventions artistiques ponctuées à travers tout le site. Pour ce ‘chapitre final’, Horst nous en a mis plein les yeux : Un mélange harmonieux de musique, art et architecture, offrant l’occasion à un public non-initié de découvrir des œuvres architecturales contemporaines de qualité, tout en faisant revivre un patrimoine à l’abandon. Et, si le festival a définitivement remballé ses affaires, les organisateurs repartent chargés d’idées et nous promettent déjà un nouveau concept ambitieux.

© Jeroen Verrecht

Final Stage © Jeroen Verrecht

 

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